Face à Bruxelles, Athènes se lance dans la course électorale

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Lundi 8 décembre, les ministres des finances de la zone euro se sont donné deux mois supplémentaires pour décider de poursuivre ou non le système de prêts auquel la Grèce est soumise depuis 2010. Dans la foulée, Antonis Samaras, le premier ministre, a avancé de deux mois l'élection présidentielle. Un pari risqué qui pourrait conduire à des législatives anticipées et une possible victoire de Syriza, la gauche radicale.

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Sortira ? Sortira pas ? Le premier ministre grec, Antonis Samaras, avait promis que la Grèce sortirait à la fin de l'année du « Mémorandum », ce système de prêts accompagnés de programmes d'austérité mis en place depuis 2010 par la Troïka (commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international). Mais lundi 8 décembre, les calendriers grec et européen ont été complètement révisés : à l'issue d'une réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles annoncée comme déterminante, aucune décision n'a été prise. Des experts de la Troïka sont repartis mardi 9 décembre à Athènes pour examiner l'avancée des réformes, un délai de deux mois a été décidé pour déterminer les conditions de la sortie du programme… Et le premier ministre grec a annoncé une élection présidentielle anticipée qui pourrait déboucher sur des élections législatives, autrement dit sur une victoire possible de Syriza – coalition de la gauche radicale qui ne faiblit pas depuis son succès aux européennes de mai dernier.