Boris Johnson, le ministre cauchemar de Theresa May

Par Marion L'Hour

Le chef de la diplomatie britannique joue son avenir politique samedi : il se rend à Téhéran pour tenter de faire oublier son dernier impair, lui qui avait fragilisé la situation d’une Irano-britannique accusée d’espionnage. À Londres, Johnson fait vivre un calvaire à Theresa May, qui n’ose se débarrasser de ce conservateur très populaire auprès des partisans du Brexit. Portrait d’un provocateur à l’idéologie incertaine.

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Londres (Royaume-Uni), correspondance.-  Sa dernière bourde en date pourrait coûter cinq ans d’emprisonnement supplémentaire à une citoyenne irano-britannique. Boris Johnson sait qu'il joue une partie de son avenir politique dans cette affaire. Conscient de la gravité du dossier, ce conservateur à la tignasse blond clair, habitué des gaffes à répétition, a décidé de se rendre, à partir de samedi, à Téhéran. C'est une première depuis qu'il est devenu, à l'été 2016, ministre des affaires étrangères du Royaume-Uni.