Dans le Golfe, entre MBS et MBZ, un prince héritier peut en cacher un autre

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Derrière le Saoudien Mohammed ben Salmane, il y a un mentor, Mohammed ben Zayed, l’homme fort des Émirats arabes unis. Mais ce binôme, qui veut remodeler toute la région, commence à souffrir de désaccords : l’assassinat de Khashoggi et la guerre du Yémen, dont Abou Dhabi tire profit pour développer son empire maritime.

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De Mohammed ben Salmane, le prince héritier du royaume saoudien, on connaît le surnom : « le Féroce », un qualificatif acquis depuis longtemps, bien avant l’assassinat de Jamal Khashoggi et la séquestration musclée des princes saoudiens à l’hôtel Ritz-Carlton de Riyad. En revanche, Mohammed ben Zayed al-Nahyane, le prince héritier d’Abou Dhabi, n'a pas de sobriquet. Un signe parmi d’autres que l’homme fort des Émirats arabes unis est une personnalité de l’ombre, dont la capacité d’influence est inversement proportionnelle à sa visibilité. S’il devait avoir un surnom, cela pourrait être celui de « marionnettiste », tant les spécialistes de la péninsule Arabique voient en lui le « mentor » ou le « coach » du dirigeant saoudien.