Le tribunal spécial sur la Palestine, «Tribunal des consciences», inauguré le 4 mars et soutenu par plusieurs personnalités comme Stéphane Hessel, Nurit Peled ou Leila Shahid, s'appuie sur la législation internationale pour remettre le droit au centre de la question israélo-palestinienne. Il s'inspire du premier tribunal d'opinion, créé, en 1996, par les philosophes Jean-Paul Sartre et Bertrand Russell pour juger les crimes de guerre commis au Viêtnam.
«Remettre le droit international au centre de la question israélo-palestinienne.» Six semaines après la fin de l'opération «plomb durci» menée par Israël dans la bande de Gaza, c'est le but que s'est fixé le comité d'organisation du Tribunal Russell sur la Palestine, dont la création a été annoncée, le 4 mars, à Bruxelles, par Stéphane Hessel. L'ancien ambassadeur a répondu à l'appel lancé par trois personnalités, le Britannique Ken Coates, l'Israélienne Nurit Peled et Leila Shahid, délégué de la Palestine auprès de l'Union européenne. Pour lire l'appel, c'est ici: