Au Cambodge, la mort annoncée du dernier bastion de la presse indépendante

Par PIERRE MOTIN

Le quotidien cambodgien Phnom Penh Post, seul survivant de la série de fermetures de médias indépendants l'an dernier, est dans la tourmente depuis son rachat, le 5 mai, par un homme d’affaires malaisien lié au premier ministre Hun Sen. Licenciements et démissions se multiplient, tandis que de nombreux observateurs redoutent la fin de la liberté de la presse dans le pays.

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Phnom Penh (Cambodge), correspondance.– C’était l’ultime représentant de l’indépendance des médias au Cambodge. Le Phnom Penh Post a été vendu samedi 5 mai par l’homme d’affaires australien Bill Clough, qui le détenait depuis 2008, à Sivakumar S. Ganapathy, directeur de l’entreprise malaisienne Asia PR, et par ailleurs proche de Hun Sen, le premier ministre cambodgien au pouvoir sans discontinuer depuis 1998.