Au Liban, une jeunesse entre désespoir et révolte

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Inédite par son ampleur et sa gravité, la crise économique, sanitaire et politique a participé à l’essoufflement des manifestations qui ont secoué le Liban depuis octobre 2019. Mais une partie de la jeunesse reste mobilisée.

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«Aujourd’hui, on a perdu espoir, soupire Youssef Sayouf, jeune producteur de musique originaire du nord du Liban. On s’est engagés dans cette révolution mais les politiciens n’ont rien fait. Quand Saad Hariri est parti, on a pensé qu’on avait fait quelque chose de grand. Aujourd’hui c’est différent. » Depuis les manifestations massives qui ont secoué le pays depuis le 17 octobre 2019, les espoirs d’une partie des protestataires ont été largement déçus. En cause : la crise économique, sanitaire et politique.