Révolution quantique (5/5): comment les géants de la high-tech vont avaler l’Europe

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Aujourd’hui, Google, IBM ou Microsoft financent les meilleurs laboratoires universitaires européens dans le domaine de l’ordinateur quantique. Demain, ils récolteront les fruits de cette stratégie d’OPA amicale mais non désintéressée.

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 « La course à l’ordinateur quantique a-t-elle commencé ? J’espère que ce n’est pas une course, parce que si nous commençons à nous concurrencer, nous allons échouer. Pour construire une machine, il faut de la science de haut niveau. Nous avons besoin d’une coopération européenne, pas de chercher chacun à être le vainqueur. J’ai besoin de mes collègues scientifiques et universitaires à Copenhague, à Delft, à Zurich, à Londres… On ne cherche pas à s’éliminer les uns les autres. Quand Henri Ford a conçu le modèle T, son but n’était pas de devenir le seul constructeur d’automobiles. Il voulait qu’on développe le réseau routier pour que le marché de la voiture grandisse. Google, IBM, Intel ou Microsoft ne veulent pas tuer leurs concurrents, ils veulent créer un environnement dans lequel la technologie quantique pourra prospérer. Si on n’arrive pas à inventer une puce quantique qui marche, il n’y aura rien pour personne. Le jeu est ouvert. »