Affaire des Rafale en Inde: un nouveau document accable Dassault

Par et

Deux ans après la signature du contrat de vente des Rafale à l’Inde, l’usine ultra-moderne prévue par la joint-venture de Dassault avec son associé indien Reliance se résume à un bâtiment aux allures d’entrepôt. Alors qu’une nouvelle plainte a été déposée à New Delhi, un document obtenu par Mediapart montre que Dassault considérait cette alliance comme une « contrepartie », « impérative et obligatoire », pour décrocher le marché.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’était une vraie fausse inauguration. Une « première pierre » symbolique posée sur du gazon prédécoupé, sous un chapiteau de circonstance, à Nagpur (centre de l'Inde), mais qui annonçait le début de la construction de la « future usine » Dassault-Reliance. Selon un document interne à Dassault obtenu par Mediapart, un haut cadre du groupe d’aviation avait expliqué aux représentants du personnel que la joint-venture était une « contrepartie », « impérative et obligatoire » pour décrocher le marché du Rafale.