Afghanistan, Irak... : l’échec du « state building » témoigne des mutations de l’ordre international

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Après être montée en puissance durant les années 1990 et 2000, la prétention à (re)construire des États depuis l’extérieur est désormais largement abandonnée. Au-delà des erreurs états-uniennes, le fiasco afghan illustre les failles du principe même de l’importation de l’État-nation occidental. 

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S’il y a un sujet sur lequel le départ chaotique des États-Unis en Afghanistan semble avoir mis tout le monde d’accord, c’est l’inanité des projets de « state building », c’est-à-dire l’intervention de puissances extérieures pour construire ou reconstruire un État défaillant, voire effondré (au sens où il ne parvient plus à produire, ou même ne produit plus du tout, de sécurité physique, de relative stabilité politique, ni de services de base satisfaisant les besoins primaires de sa population).