L'AfD reproche à Merkel sa participation aux commémorations

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La chancelière Angela Merkel n'aurait pas dû participer aux commémorations marquant le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, a déclaré l'un des dirigeants du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), dimanche.
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BERLIN (Reuters) - La chancelière Angela Merkel n'aurait pas dû participer aux commémorations marquant le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, a déclaré l'un des dirigeants du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), dimanche.

"Nous ne pouvons pas nous placer dans une situation historique qui favorise clairement les vainqueurs et marcher aux côtés de M. Macron jusqu'à l'Arc de Triomphe", affirme Alexander Gauland, l'un des dirigeants de l'AfD.

L'Allemagne a perdu ce premier conflit mondial et la participation d'Angela Merkel à ces commémorations par les anciens alliés constitue une tentative de réécrire l'histoire, poursuit le dirigeant d'extrême droite.

Ces commentaires contrastent avec les thèmes de la réconciliation et de la vigilance face à la montée des nationalismes déclinés au cours de ces journées organisées en mémoire des millions de soldats tués lors de ce conflit mondial.

A Londres, le président allemand Frank-Walter Steinmeier a participé dimanche avec la famille royale britannique à un dépôt de gerbe devant le Cénotaphe, un mémorial situé dans le quartier de Whitehall. Il était le premier dirigeant allemand à effectuer ce geste à Londres.

Les dirigeants de l'AfD ont essuyé des critiques pour les déclarations qu'ils ont faites visant à minimiser l'horreur du régime nazi et pour leurs demandes d'une réécriture de l'histoire prenant plus en compte les victimes allemandes.

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont célébré samedi la réconciliation franco-allemande dans la clairière de Rethondes où le président français et la chancelière allemande ont passé en revue des troupes de la brigade franco-allemande avant de dévoiler une plaque commémorative réaffirmant "la valeur de la réconciliation franco-allemande au service de l'Europe et de la paix".

Après une accolade, les deux dirigeants ont déposé une gerbe commune avant de parapher le livre d'Or dans une réplique du wagon où ont été signés l'armistice du 11 novembre 1918 puis celui du 22 juin 1940.

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