Poutine veut rétablir le dialogue avec Trump sur le traité FNI

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Vladimir Poutine a déclaré dimanche que la Russie souhaitait rétablir un dialogue complet avec les Etats-Unis sur le traité régissant les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) ratifié en 1988, rapportent les agences de presse russes.
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PARIS (Reuters) - Vladimir Poutine a déclaré dimanche que la Russie souhaitait rétablir un dialogue complet avec les Etats-Unis sur le traité régissant les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) ratifié en 1988, rapportent les agences de presse russes.

Donald Trump a annoncé en octobre que les Etats-Unis se retiraient de ce traité conclu par le président Ronald Reagan et le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev en 1987.

Le président américain a justifié la décision de ce retrait en accusant la Russie de violer les termes de ce traité.

Cet accord prévoit le démantèlement par les Etats-Unis et la Russie d'une catégorie de missiles de croisière et de missiles balistiques d'une portée comprise entre 500 et 5.500 km.

Ce traité avait mis fin à la crise dite des "euromissiles" provoquée par le déploiement en 1977 par les Soviétiques de missiles SS-20 à moyenne portée sur leur territoire.

En réponse, les Américains avaient mis en place, principalement en Allemagne de l'Ouest, des missiles Pershing II au début des années 1980.

Interrogé par la chaîne de télévision Russia Today (RT) soutenue par le Kremlin, Vladimir Poutine a déclaré qu'il pourrait rencontrer Donald Trump en marge du sommet du G20 en Argentine, ajoutent les agences de presse.

Le président russe est également revenu sur l'idée de la création d'une armée européenne, objet d'une explication entre les présidents français et américain Emmanuel Macron et Donald Trump samedi à Paris.

"Pour ce qui est d'une alternative militaire pan-européenne, ce n'est pas une idée nouvelle. Le président Macron la ranime", a dit Vladimir Poutine sur RT.

"L'Europe est une puissance économique, une union économique puissante et au fond il est assez naturel qu'ils veuillent être indépendants, autonomes et souverains en matière de défense et de sécurité", a-t-il ajouté, y voyant une "évolution positive" dans un monde multipolaire.

Interrogé à ce sujet, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a tenu à calmer le jeu avec Washington.

Cette armée, "si jamais elle devait devenir réalité - ce n'est pas un projet de moyen terme mais plutôt de très long terme - serait une armée qui quitterait le cadre de référence que constitue l'Otan", a-t-il déclaré sur France 24.

"C'est pas une armée contre les Etats-Unis. Nous avons de vrais ennemis, les Américains ne sont pas nos ennemis", a-t-il ajouté.

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