En Israël, la fin de la gauche?

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Alors que les militants des partis israéliens désignent jusqu'à la fin de la semaine leurs candidats à l'élection législative du 10 février 2009, le parti travailliste est au plus mal. Créditée de huit à dix députés selon les sondages, la formation d'Ehoud Barak pourrait devenir la cinquième force du pays. Un comble pour le parti qui a créé l'Etat d'Israël. Comment en est-il arrivé là ? Enquête sur une gauche et une formation qui ont fait, selon Daniel Ben-Simon (photo), un de ses nouveaux fers de lance, «toutes les gaffes possibles» depuis 1977. Lire aussi:

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Huit sièges sur 120. La cinquième force politique d'Israël. Un peu comme si le parti socialiste se trouvait distancé par le NPA et se traînait loin derrière l'UMP, le MoDem et le FN. Huit sièges à la Knesset, le parlement israélien. C'est le maigre butin promis au parti travailliste aux prochaines élections du 10 février 2009, selon les derniers sondages. Plus de la moitié des 19 députés travaillistes passeraient donc à la trappe: un traumatisme pour la gauche israélienne. Car c'est une véritable institution qui semble disparaître inexorablement du champ politique: le parti qui a fondé le pays et l'a guidé pendant trente ans, le parti de David Ben Gourion, premier dirigeant d'Israël...