Algérie: les manœuvres tiennent lieu de campagne électorale

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À moins de trois mois de la présidentielle, le président Bouteflika, malade, n’est pas encore candidat à un quatrième mandat. Le débat de fond a cédé la place aux spéculations sur les batailles dans les coulisses du régime.

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Tout est parti d’une déclaration fracassante du secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), parti au pouvoir depuis l’indépendance du pays. Dans un entretien accordé lundi 3 février au site Tout sur l’Algérie, connu pour suivre de près les coulisses du FLN, Amar Saadani estime que « le général Toufik (le directeur supposé des services de renseignements algériens, le fameux "DRS") aurait dû démissionner ». « Nous, au FLN, ajoute le secrétaire général du parti dont le chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, demeure président d’honneur, on veut que le général Toufik cesse de s’immiscer dans les affaires du parti. En fait, lui n’est pas en position de dire oui ou non à la candidature du président Bouteflika à la prochaine présidentielle. » Saadani accuse notamment le directeur du DRS de « s’occuper des affaires de partis politiques, de la justice et de la presse » et de couvrir des entreprises de corruption.