De notre correspondante à Rabat (Maroc). – Il y a dix ans, Mustapha Ramid recevait avec plaisir les journalistes. L'ancien avocat, qui défendait les salafistes incarcérés dans la foulée des attentats du 16 mai 2003, accordait de longues interviews pour défendre les idées de son parti, alors décrié, le Parti islamiste de la justice et du développement (PJD). Depuis qu'il est devenu ministre de la justice et des libertés, il se fait plus rare dans les médias.