Mali: une paix fantôme masque mal les fractures du pays

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L’une, Nina Wallet Intalou, a rejoint la rébellion touareg en 2012 et vient d’entrer au gouvernement. L’autre, Oumou Sall Seck, maire, invitée aux quatre coins du monde, s’est opposée à la rébellion. L’histoire de ces deux sœurs symbolise celle d’un pays toujours en proie au terrorisme, un an après la signature d’un accord de paix. 

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Bamako (Mali), envoyé spécial. - Plus d’un après la signature de l’accord de paix du 20 juin 2015 entre tous les belligérants maliens, son application se fait toujours attendre et les attaques terroristes, dont le rythme ne s’essouffle pas, ont essaimé dans le centre du pays. Cet accord, qui a enterré le rêve d’un « Azawad » indépendant pour ceux des Touaregs entrés en rébellion dans le nord du pays, promet à la place une « libre administration », notamment à travers l’élection au suffrage universel direct d’assemblées régionales dotées de compétences élargies.