L’UE retente le coup d’une conférence pour sauver son avenir

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Énième usine à gaz pour les uns, occasion unique de renforcer la démocratie européenne grâce aux voix des citoyens pour les autres, la Conférence pour l’avenir de l’Europe est surtout pensée pour servir le calendrier d’Emmanuel Macron à l’approche de la présidentielle.

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En 2002, c’était une « convention » sur l’avenir de l’Europe, inspirée de la Convention de Philadelphie de 1787 aux États-Unis, qui avait abouti au traité constitutionnel européen (TCE), rejeté par la France et les Pays-Bas en 2005. Depuis dimanche, l’UE a lancé une « conférence » sur l’avenir de l’Europe, depuis le Parlement de Strasbourg. Avec un objectif revu à la baisse : débattre avec des citoyens pour réfléchir à d’éventuels changements institutionnels ou simplement faire émerger de nouvelles priorités politiques.