A Kiev, un gouvernement hétéroclite confronté à une crise majeure

Par

Le gouvernement de transition entré en fonctions le 27 février dernier, dont chaque personnalité a été proposée devant la foule du Maïdan, a la charge de conduire le pays à une élection présidentielle anticipée, le 25 mai prochain. Mais il est surtout bousculé par l'occupation russe en Crimée où un référendum se tient ce dimanche : Kiev pourrait bien voir la Fédération de Russie annexer la péninsule.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

À peine nommé, et le voilà plongé au cœur d'une crise diplomatique sans précédent : le gouvernement ukrainien n'aura pas eu droit à une quelconque période de grâce. Alors qu'un référendum autoproclamé se tient dans la république autonome de Crimée ce dimanche, l'ensemble de la péninsule est passé sous contrôle russe depuis deux semaines et pourrait bien basculer dans le giron de la Fédération de Russie malgré le ballet diplomatique engagé ces derniers jours. Le premier ministre ukrainien Arseni Iasteniouk était reçu jeudi par Barack Obama, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et son homologue américain John Kerry se sont vus ce vendredi pour la quatrième fois en une semaine… Mais le blocage avec Moscou reste entier. Une crise majeure pour le nouvel exécutif à Kiev, constitué par un gouvernement de coalition dominé par des proches de Ioulia Timochenko.