La société israélienne face à deux fléaux: le coronavirus et la peste du racisme

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Benny Gantz, qui pourrait bénéficier du soutien des élus arabes de la Knesset, parviendra-t-il à constituer un gouvernement historique comprenant des représentants de la minorité palestinienne d’Israël ? Ou tombera-t-il dans le piège d’un Netanyahou aux abois, qui entend former un gouvernement d’union nationale contre le coronavirus où, comme d’habitude, seule la population juive sera représentée ?

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Le président israélien Reuven Rivlin commencera dimanche à recevoir les représentants des huit partis élus le 2 mars à la Knesset, pour recueillir leurs propositions pour le poste de premier ministre. À première vue, les choses paraissent assez simples. Après une campagne où il a multiplié les coups bas et les promesses démagogiques, le premier ministre sortant, Benjamin Netanyahou, a remporté ce scrutin – le troisième organisé en moins d’un an – avec 36 sièges enlevés par le Likoud, mais il ne peut réunir autour de lui qu’une coalition de 58 députés, alors qu’il en faut au moins 61 pour disposer de la majorité.