Obama et l’ONU: 8 ans de valse-hésitation

Alors que la situation en Syrie est aussi un échec américain, retour sur la manière peu convaincante dont Washington a composé avec (et contre) l'ONU.

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De notre correspondante à l’ONU (New York). - Entre les Nations unies et Washington, les relations ont toujours été difficiles. Indispensable pour certain, inutile pour d’autres, l’Onu reste, pour les États-Unis – que leur président soit démocrate ou républicain –, un instrument qu’ils utilisent au mieux de leurs intérêts qui, eux, ne changent jamais. Seule, la manière de procéder diffère. L’administration Bush a, pendant ses deux mandats (de 2001 à 2009), pratiqué un unilatéralisme excessif et tenté de rallier les États membres au concept de guerre préventive, avant de se lancer dans une action unilatérale (en envahissant l’Irak sans l’aval du Conseil de sécurité). À l’époque, John Bolton, le représentant permanent des États-Unis, imposé par Bush – sans avoir reçu la confirmation du Sénat –, affichait ouvertement ses idées ultra-radicales ainsi que son profond mépris pour l’Organisation, au point de refuser de payer les cotisations, comme doivent le faire les pays membres. Les arriérés au budget de l’Onu, qui s’élevaient à des milliards de dollars, ont longtemps compliqué le travail de l’Organisation, voire ralenti son fonctionnement.

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