Au Mali, «la France impose une lecture fermée de la crise»

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Alors que de nouvelles attaques ont fait neuf morts au Mali le 14 août, le chercheur Yvan Guichaoua décrypte les failles de l'opération Barkhane au Sahel.

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À peine élu, Emmanuel Macron prenait l’avion pour Gao. Quelques semaines plus tard, il est retourné au Mali. Depuis son arrivée à l’Élysée, le président de la République a logiquement hérité du lourd dossier malien : la France y compte encore une très importante présence militaire. L’opération Serval, lancée en janvier 2013 par François Hollande, s’est même élargie depuis : devenue Barkhane en 2014, elle porte sur cinq pays, le Mali, le Niger, le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie. Barkhane est de loin l’opération extérieure la plus importante de la France, avec plus de 4 000 hommes déployés.