Un été économique meurtrier (2/4). Pétrole : le pari perdu de l'Arabie saoudite

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Riyad espérait mettre au pas les producteurs américains d’huile de schiste et reprendre rapidement le contrôle du marché pétrolier. Erreur ! Pour compenser la chute des cours, les producteurs n’ont jamais autant produit. Le marché souffre d’énormes surproductions et les cours du pétrole sont à 40 dollars le baril. La manne pétrolière s’est évanouie. Les dégâts financiers sont déjà considérables dans les pays producteurs, à commencer par l’Arabie saoudite.

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Ce devait être une affaire de six mois. Le ministre saoudien du pétrole Ali al-Naïmi était persuadé d’avoir toutes les cartes en main, quand il a annoncé, en novembre 2014, l’intention de l’Arabie saoudite de ne plus être le grand régulateur du marché pétrolier. Alors que les pays pétroliers non membres de l’OPEP et les producteurs de pétrole de schiste augmentaient leur production, précipitant les prix à la baisse, Riyad ne voyait plus pourquoi il devait assumer seul le poids de la stabilisation des cours pétroliers, en réduisant sa production.