Dans la lutte contre Boko Haram, le Tchad est jugé trop ambigu

Le président tchadien Idriss Deby Itno est-il le sauveur de la région ? Rien n'est moins sûr pour les responsables des pays voisins, qui le suspectent d’être au contraire l'un des soutiens, au moins indirect, de Boko Haram. Enjeu: le contrôle de plusieurs régions et l'exploitation de nouveaux gisements pétroliers proches du lac Tchad.

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Depuis quelques semaines, le Tchad est en première ligne de la lutte contre Boko Haram. Le 3 février, une offensive terrestre a été lancée, avec la prise de Gamboru, une ville de l'État du Borno, à la frontière avec le Cameroun (une contre-attaque de Boko Haram a eu lieu par la suite). Le 17 janvier, déjà, l'armée tchadienne était entrée au Cameroun pour combattre le groupe islamiste nigérian. Quelques jours plus tard, il avait obtenu que l’état-major de la force régionale (la Multinational Joint Task Force, MNJTF) mise en place pour contrer Boko Haram, soit transféré du Nigeria à Ndjamena, sa capitale. Samedi dernier, le Tchad, le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Bénin se sont mis d'accord pour mobiliser 8 700 hommes – soit 1 200 de plus qu'initialement annoncé. 

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