Sur l’environnement, Evo Morales fait le contraire de ce qu’il professe

Par Alice Campaignolle

Le premier président indigène de Bolivie, élu en 2006 sur un programme social, pro-indigène et écologiste, est connu à l’étranger pour ses discours aux Nations unies défendant la Pachamama, la Terre-Mère, ou pourfendant le capitalisme prédateur. Mais la Bolivie vit une tout autre réalité, entre déforestation, extractivisme et harcèlement des ONG environnementales.

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La Paz (Bolivie), de notre correspondante.– « Atteinte grave aux écosystèmes », « menace sévère pour l’existence humaine et non humaine », « changements radicaux dans les modes de vie traditionnels des familles indigènes ». Les mots sont forts, les phrases percutantes. Plus le lecteur se plonge dans le « rapport de la commission du Tribunal international pour les droits de la nature sur le cas Tipnis », plus il est accablé par la politique environnementale du président bolivien Evo Morales.