Coronavirus: en Grèce, les camps de réfugiés surpeuplés retiennent leur souffle

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Athènes a annoncé des mesures de confinement pour le pays. Elles s’avèrent complexes à mettre en place dans les camps de réfugiés, où ces derniers vivent dans une promiscuité intense.

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Les sentiers de l’Acropole déserts, des terrasses repliées, des plages sans silhouettes : la Grèce a l’apparence d’un pays fantôme et vit au ralenti. Comme de nombreux pays européens, Athènes a pris des mesures pour lutter contre le coronavirus, qui a officiellement contaminé pour l’heure 387 personnes et causé cinq décès. Afin d’éviter la surcharge d’un système de santé affaibli par une longue crise économique – selon le panorama Santé de l’OCDE 2019, le taux d’équipement en Grèce était officiellement en 2017 de 4,2 lits pour 1 000 habitants –, la stratégie reste d’encourager le confinement, la distanciation sociale et la limitation des déplacements.