La réglementation des réseaux sociaux fait son chemin

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Alors que Facebook s’enfonce dans les scandales, Emmanuel Macron s’est déclaré, lundi 12 novembre à l’Unesco, à Paris, partisan d’une régulation multinationale et multilatérale. Mais, publique ou privée, judiciaire ou confiée aux algorithmes, quand ce n’est pas aux régimes despotiques, c’est toujours la censure qui rôde.

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Jusqu’à mercredi, Facebook était « seulement » accusé d’être un outil au service de la propagation de fausses nouvelles, mensonges, désinformations, propagande, quel que soit le nom que l’on donne à toutes ces sottises qui traînent sur Internet. C’était avant la parution d’une enquête déflagratoire du New York Times qui explique comment le réseau social aux 2 milliards d’utilisateurs s’est mis à en fabriquer…, avec l’aide d’une agence de relations publiques et de son faux site d’information. Tandis que d’une main Facebook se préoccupait de discréditer des critiques en les faisant passer pour antisémites, écrit le quotidien new-yorkais, de l’autre au contraire elle plombait des « opposants » en les disant liés au philanthrope George Soros, cible récurrente du complotisme antisémite. Manipulation, quand tu nous tiens…