Vendredi, le récit heure par heure des événements libyens

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Après le vote de la résolution de l'ONU autorisant une opération armée en Libye, plusieurs États s'apprêtent à intervenir. L'opération militaire devrait avoir lieu «dans quelques heures», selon le gouvernement français. Le ministre libyen des affaires étrangères annonce un cessez-le-feu.

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LIBYE Malgré les déclarations du colonel Kadhafi qui menaçait hier de «transformer en enfer la vie» de ceux qui attaqueraient la Libye, le ministre des affaires étrangères libyen, Moussa Koussaa, a annoncé en milieu de journée que le gouvernement mettait fin à toutes les opérations militaires en application de la résolution votée par le Conseil de sécurité de l'ONU dans la nuit. Pour le commandant des rebelles libyens, Khalifa Heftir, le cessez-le-feu instauré est un coup de «bluff» du régime. Selon l'agence Reuters, les forces de Kadhafi continuaient aujourd'hui de bombarder Misrata, dernière ville de l'Ouest aux mains des insurgés.
Plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne, l'Espagne, l'Italie, le Canada et la Belgique, ont annoncé leur participation aux opérations militaires par l'envoi d'appareils ou la mise à disposition de bases militaires. Les États-Unis ont déclaré qu'ils continuaient à «explorer les mesures les plus efficaces», précisant qu'ils travailleraient avec leurs partenaires «pour convaincre M. Kadhafi de quitter le pouvoir et soutenir les aspirations légitimes des Libyens». Dans son allocution, Barack Obama a assuré que les États-Unis ne déploieraient pas de troupes au sol ni de forces pour d'autres missions que celles de la défense des civils.
En France, le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, affirme que «tout est prêt» pour une action militaire. Un sommet Union européenne-Union africaine-Ligue arabe sur la Libye se tiendra samedi à Paris, en présence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et de la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton. Il permettra «d'analyser» la déclaration de cessez-le-feu de Tripoli et d'en «tirer les conclusions». La France réaffirme qu'elle ne veut pas une implication de l'Otan dans l'intervention en Libye, suite à la décision du Conseil de l'Atlantique Nord d'accélérer la planification militaire en vue d'une éventuelle participation à l'intervention internationale en Libye.
YÉMEN Des tirs sur une manifestation contre le pouvoir ont fait 41 morts et plus de 200 blessés à Sanaa. Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, a décrété l'état d'urgence dans le pays.
SYRIE Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes, notamment à Damas et à Deraa, où des violences ont éclaté après la prière du vendredi. Selon l'AFP, citant un militant des droits de l'Homme sur place, les forces de l'ordre syriennes ont tué quatre manifestants et blessé des centaines d'autres dans cette ville située au sud du pays.