Donald Trump venait à peine de remporter l’élection présidentielle américaine, le 8 novembre 2016, que des appels à sa destitution se répandaient déjà sur la toile et que des analystes prévoyaient sa démission avant le terme de ses quatre années de mandat. À l’époque, cela relevait à la fois du doux rêve de démocrates frustrés autant que d’une sous-estimation du nouveau président, parvenu à se faire élire contre toute attente. Aujourd’hui, au bout de quatre mois de « trumpisme » à la Maison Blanche, alors que chaque jour semble apporter son lot de balles dans le pied et de révélations fracassantes, l’hypothèse d’un départ (ou d’une éjection) anticipé du milliardaire égaré en politique ne paraît plus aussi improbable. Bien que le chemin soit encore long et fort incertain.