Afghanistan : comment l’Occident s’y est toujours cassé les dents

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Du « Grand Jeu » à la « guerre globale contre le terrorisme » en passant par la guerre froide, l’Afghanistan s’est révélé le tombeau des Empires. Britanniques, Soviétiques et Américains ont buté sur cette réalité humiliante.

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La sidération est patente face à un tel chaos : défaite fatidique, retraite expéditive. Le fiasco américain de Kaboul rappelle à l’univers le précédent de Saigon, en 1975. Mais en France, où la mémoire de 1940 plane douloureusement, la débâcle afghane s’inscrit, en ces temps de vaccination, comme la piqûre de rappel d’un autre effondrement inconcevable. C’était si peu de temps après un 14-Juillet 1939 aussi galvanisant – la IIIe République célébrait alors le 150e anniversaire de la Révolution française – qu’imposant : 30 000 hommes, 3 500 chevaux, 600 véhicules, 120 pièces d’artillerie, 350 automitrailleuses et chars avaient descendu les Champs-Élysées, survolés par 350 avions français et britanniques.