Chez les jeunesses de Syriza, c'est l'hémorragie

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La signature du troisième mémorandum d'austérité entre Athènes et ses partenaires européens n'a pas seulement déchiré le parti d'Alexis Tsipras. Il a aussi provoqué un départ massif – estimé à 60 % – au sein de l'organisation de jeunesse de Syriza. Alors que la Grèce s'apprête à voter ce dimanche, rencontre avec de jeunes militants qui ont rendu leur carte.

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Athènes (Grèce), de notre envoyée spéciale.- Ils ont entre 25 et 30 ans. Ils militent depuis leurs premières années de fac. Mariza, Kostas et Yannos ont connu le 25 janvier dernier le moment le plus émouvant de leur vie politique : l'arrivée au pouvoir d'Alexis Tsipras. À la fin de l'été, ils ont quitté la « Naiolaia », l'organisation de jeunesse de Syriza. Ils n'étaient pas les seuls : on estime que 60 % des troupes ont rendu leur carte, dont 36 membres du comité central sur 71. Leur départ a été accompagné d'un texte, diffusé le 1er septembre sur Internet (version anglaise ici), dans lequel ils se disent « incapables de rester politiquement actifs sous les auspices de Syriza » et « obligés » de chercher un nouveau débouché pour leurs batailles « en dehors de Syriza et de sa stratégie de l'austérité ». Quand le déclic s'est-il produit ?