Le Burkina Faso, entre péril sécuritaire et mécontentement populaire

Par François Hume et Olivia Macadré

Syndicats et mouvements citoyens avaient appelé lundi, date anniversaire de la commémoration du coup d’État manqué du 16 septembre 2015, à une grande journée de manifestations et de grèves à Ouagadougou. Ils s'inquiètent du recul des acquis sociaux et des libertés fondamentales, sur fond de dégradation sécuritaire avec la multiplication des attaques terroristes.

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Ouagadougou (Burkina Faso), de nos envoyés spéciaux.– Devant la polyclinique, non loin du grand marché de Ouagadougou, une petite grappe d’infirmières et de secrétaires s’est agglutinée devant la porte en fer. « Ils ont gazé la marche pacifique », lâche le garde à l’entrée, laconique. « C’est déplorable ! Ce gouvernement est en train de devenir vraiment autoritaire », déplore un passant qui assiste au petit comité de mines déconfites.