Moldavie et Bulgarie: le double visage des vainqueurs «pro-russes»

Par Sébastien Gobert

Moldavie et Bulgarie : les deux présidents qui viennent d'être élus sont bruyamment pro-russes. Ce n'est pas pour autant que le rapprochement avec Moscou est effectif. Si la Russie est restée un bon argument de campagne pour celui qui est surnommé « le Trump moldave », l'Europe demeure, malgré difficultés et critiques, l'horizon de ces pays.

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Kiev (Ukraine), correspondance.- « Le président ne peut pas être pro-russe ou pro-européen, le président doit être pro-moldave. » À peine élu chef de l’État, le 13 novembre, Igor Dodon a joué la carte de l’apaisement. Pendant des semaines, le candidat socialiste avait pourtant promis l’annulation d’un accord de libre-échange avec l’Union européenne. La Moldavie, petit pays de 3,5 millions d’habitants encastré entre l’Ukraine et la Roumanie, allait se préparer à une intégration dans une Union douanière chapeautée par la Russie, martelait-il. Dès le 15 novembre, le ton était radicalement différent : « Le partenariat stratégique avec l’Union européenne reste en place. »