L'Europe s'apprête à sanctionner Kiev, le calendrier reste flou

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Les ministres des affaires étrangères, réunis jeudi à Bruxelles, devraient s'entendre sur le principe de sanctions à l'encontre du régime. Mais les modalités restent incertaines.

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De notre envoyé spécial à Bruxelles.

L'Union va tout faire, jeudi, pour masquer ses désaccords de fond sur l'Ukraine. L'aggravation de la crise politique mardi a changé la donne. Catherine Ashton, à la tête de la diplomatie européenne, a convoqué une réunion extraordinaire des ministres des affaires étrangères des 28, jeudi midi à Bruxelles, qui pourrait déboucher sur l'adoption de sanctions à l'encontre du régime de Viktor Ianoukovitch.

Le détail des « mesures restrictives » envisagées à l'encontre de Kiev, tout comme les critères pour établir la liste des personnes visées, sont encore flous. Et l'issue de la réunion reste incertaine. Car il faudra, pour chacune des décisions, l'unanimité des 28. Les dirigeants français, allemand, belge, polonais ou encore suédois ont déjà donné leur feu vert au principe de sanctions. José Manuel Barroso, le président de la commission, et Martin Schulz, à la tête du parlement européen, ont eux aussi publié leur communiqué dans la journée pour défendre le principe de « sanctions ciblées » – sans en dire davantage (ici et ).