Syrie, Irak : erreurs américaines, faillite internationale

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L’invasion en Irak en 2003 n’a été que le prélude d’une longue série d’erreurs majeures de la diplomatie internationale sous influence américaine. Irakiens et Syriens paient le prix d’une politique étrangère de Washington confrontée à la faillite de l’interventionnisme, mais aussi du « laisser-faire » actuel.

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« Mission accomplished »Depuis la prise de Mossoul par l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), mardi 10 juin, la photo représentant un George W. Bush fier devant ses troupes, en mai 2003 lors de la chute de Bagdad, fait à nouveau le tour des réseaux sociaux. Si l’absurdité du cliché saute aujourd’hui aux yeux face à l’offensive spectaculaire de l’EIIL, celui-ci ne doit toutefois pas en faire oublier d'autres, comme ceux montrant des Irakiens joyeux, déboulonnant les statues de Saddam Hussein lors de la chute du régime irakien.