En Allemagne, l’AfD est menacée d’implosion

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À deux jours d’un congrès de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), sa coprésidente Frauke Petry, façade modérée de ce parti anti-UE, renonce à être la tête de liste pour le Bundestag. Ce retrait confirme la montée en puissance d’une aile « ethno-nationale-socialiste » face à une aile plus modérée. La scission guette, à l’approche des législatives de septembre.

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Berlin (Allemagne), de notre correspondant.- Est-ce le début de la fin de l’intrigante Frauke Petry ? Et même peut-être la fin des ambitions nationales de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) ? À quatre jours d’un congrès préélectoral qui se tiendra à Cologne les 22 et 23 avril prochains, la cofondatrice et coprésidente du parti de la droite radicale allemande a déclaré mercredi qu’elle renonçait à revendiquer la tête de liste électorale de sa formation pour les élections au Bundestag, ce « afin que les querelles personnelles n’occultent pas les débats sur les questions de fond ».