InternationalAnalyse

La Syrie plonge le Moyen-Orient et le reste du monde dans l’incertitude

Comment les Etats de la région et les principales puissances mondiales se préparent au changement potentiel de régime à Damas? Petit tour d'horizon des enjeux et perspectives vus de Tel-Aviv, Beyrouth, Ankara, Gaza, Moscou, Paris, Washington, Doha et Téhéran.

Pierre Puchot

C'est une donnée essentielle du processus révolutionnaire syrien. Si, malgré les similitudes des régimes de Ben Ali et d'El Assad (absences de liberté publique, police politique omniprésente, règne absolu du parti unique malgré une opposition légale de façade, intense répression suite au soulèvement populaire), la Syrie n'est pas la Tunisie, c'est parce que le facteur géostratégique demeure absent du Maghreb, quand il joue à plein au Moyen-Orient. Traduction : la Tunisie, l'Algérie, le Maroc peuvent faire le choix d'un développement économique et politique relativement autonome, quand la Syrie, le Liban, Israël, la Turquie et l'Iran ne peuvent avancer que de conserve. Quand l'une des parties bouge, toutes les faces du Rubik's cube s'en trouvent modifiées, immédiatement ou à terme. De par son positionnement géographique et les choix politiques de la dynastie alaouite et du parti Baas, au pouvoir depuis 40 ans, la Syrie se trouve directement impliquée dans tous les conflits et intérêts majeurs qui animent cette région du monde.

Réservé aux abonné·es

Se connecter

La lecture des articles est réservée aux abonné·es

Se connecter