Amnesty dénonce les «chambres de torture secrètes au Cameroun»

Par

Dans un rapport paru ce jeudi, l’ONG Amnesty International dénonce la détention au secret et la torture par les forces de sécurité camerounaises des prisonniers soupçonnés de faire partie du groupe armé Boko Haram. Elle note également la présence de militaires français et américains sur une base utilisée comme centre de détention à Salak, dans le nord du pays.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Passages à tabac à l’aide de bâtons, de barres en métal, de machettes ou de câbles électriques, maintien dans des positions douloureuses, pieds et mains attachés dans le dos, pendant des heures voire des jours, simulacres de noyade, suspension : le calvaire des prisonniers soupçonnés d’appartenir au groupe armé Boko Haram au nord du Cameroun est tel qu’Amnesty International n’hésite pas à parler de « violations des droits humains et crimes de guerre ».