En Afrique du Sud, de la lutte contre l’apartheid aux drames de la pollution

Par Lina Rhrissi

Les habitants de Sharpeville, township historique d’Afrique du Sud, sont malades de la pollution de l’air et de la contamination des eaux. La faute au trio industriel ArcelorMittal-Sasol-Eskom, mais aussi à la faillite de l’État et à une pauvreté endémique.

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Sharpeville (Afrique du Sud).– Des rues jonchées de déchets fumants, des odeurs d’égouts, des enfants obligés de se frayer un chemin parmi les détritus et, au loin, les rejets gris et noirs des centrales. « Il a plu hier, alors le ciel a été nettoyé, mais la plupart du temps, l’horizon est bouché par les fumées des usines », dit Samson Mokoena, cofondateur de l’association Veja (Vaal Environmental Justice Alliance), quand nous le rencontrons en novembre 2019