Les Européens ont multiplié les faux pas sur l'Ukraine

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La stratégie des « sanctions graduées » des Européens, dont une nouvelle phase a été annoncée ce vendredi, ne donne – pour l'heure – aucun résultat sur le terrain. L'UE paie surtout le prix de ses errements passés, où elle a perdu beaucoup de sa crédibilité avec ses voisins à l'est. À commencer par le partenariat oriental proposé à Kiev.

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Arseni Iatseniouk a refait le déplacement à Bruxelles, deux semaines à peine après sa première visite officielle. Le nouveau premier ministre du gouvernement ukrainien est venu signer vendredi, en clôture du Conseil européen, le premier volet de l'accord d'association avec l'UE – ce texte emblématique que Kiev avait rejeté en octobre, provoquant des mobilisations dans tout le pays, qui allaient déboucher sur la révolution de Maïdan.  

La signature, en l'état, ne concerne que des chapitres politiques, très généraux. La conclusion de l'accord de libre-échange est reportée à l'après-élection présidentielle du 25 mai. Mais c'est tout de même un symbole fort, qui risque de braquer un peu plus Moscou, alors que Vladimir Poutine se refuse toujours à reconnaître la légitimité de cet exécutif de transition.