Drogue et jeux: la grande lessiveuse de la mafia italienne passe par Malte

Par Vittorio Malagutti, Gloria Riva, Giovanni Tizian et Stefano Vergine (L'Espresso)

‘Ndrangheta, Cosa Nostra, Camorra… Les Malta Files, révélés par Mediapart et l'European Investigative Collaborations (EIC), documentent la place centrale occupée par la petite île de Malte dans le blanchiment des activités criminelles de la mafia italienne. La force du système repose sur sa sûreté : aucun contrôle n’est imposé sur l’argent arrivant d’Italie.

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Haru Pharma Limited. Un nom comme tant d’autres au sein de l’imposant registre des entreprises maltaises. La vitrine parfaite pour cacher le passé embarrassant des Calabrò, famille de narcotrafiquants de la ‘Ndrangheta[1], spécialisée dans le trafic de cocaïne avec les cartels d’Amérique du Sud. Un temps protagonistes des Anonima sequestri (groupes de criminels anonymes vivant notamment des rançons des enlèvements), les Calabrò sont ensuite devenus des trafiquants de drogue, possédant une fortune comparable à celle du cartel mexicain El Chapo Guzman.