Migrants, une chance pour l'Europe, mais non une panacée

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Âgée et en perte de fécondité, la population européenne ne se renouvellerait pas sans l'immigration. Mais à long terme, l'apport des nouveaux venus ne suffira pas, à lui seul, à compenser le déclin démographique du Vieux Continent.

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Si l’Union européenne fermait ses frontières du jour au lendemain et stoppait toute migration pendant les cinquante prochaines années, sa population connaîtrait un déclin inexorable. D’un peu plus d’un demi-milliard d’habitants en 2015, elle tomberait à 440 millions en 2060 et à 400 millions en 2080, revenant à son effectif de 1960. L’Allemagne, aujourd’hui en tête des 28 États membres avec 81 millions d’habitants, n’en aurait plus que 60 millions en 2060 et 50 en 2080, comme à la fin du XIXe siècle. La France deviendrait le pays le plus peuplé d’Europe, devant le Royaume-Uni, mais leur démographie stagnerait à peine au-dessus de son niveau actuel. Il n’y aurait plus que 40 millions d’Italiens, 30 millions d’Espagnols, 7 millions de Grecs et à peu près autant de Hongrois.