A Patras, au meeting de Tsipras: «Donnons-lui sa chance!»

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Les Grecs sont appelés dimanche à renouveler leur parlement. Syriza, premier parti d’opposition, mène une campagne offensive avec pour objectif la fin des politiques d’austérité à l’œuvre en Grèce depuis 2010. À Patras, ce mercredi 21 janvier, Alexis Tsipras a déroulé son programme devant une foule enthousiaste.

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Patras, de notre envoyée spéciale.-  Patras n’est pas une étape anodine pour Syriza. C’est la quatrième ville de Grèce, et c’est l'une des circonscriptions qui lui a rapporté proportionnellement le plus de voix aux Européennes de mai dernier : 36,6 % des électeurs y ont voté pour la Coalition de la gauche radicale (contre 26,6 % au niveau national). Autrefois bastion du PASOK, le parti socialiste, le district d’Achaïe qui entoure Patras se trouve être aussi le berceau d’origine de la famille Papandréou qui a donné trois premiers ministres au pays… Une histoire ancienne : aujourd’hui Georges Papandréou, qui s’était déjà coupé d’une grande partie de l’électorat socialiste en conduisant le pays sur la voie de l’austérité en 2010, a quitté le PASOK pour fonder son propre mouvement. Ni l’un ni l’autre ne sont assurés, pour l’heure, de passer le seuil des 3 % nécessaire pour entrer au parlement.