En Argentine, paradis des psys, le confinement dure et pèse sur le moral

Par Camille Audibert

Buenos Aires et sa région connaissent un des confinements les plus longs du monde : près de quatre mois. Si cet enfermement provoque une dégradation de la santé mentale, les autorités ne semblent pas en avoir pris la mesure.

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Buenos Aires (Argentine).– Les heures, les jours et les nuits se succèdent sans contours et Diana les observe, vidée d’énergie, vissée au lit. « Au bout du premier mois de quarantaine, une grosse déprime m’est tombée dessus et elle n’a fait qu’augmenter, au point que je n’ai plus envie de rien », confie cette quinquagénaire qui vit dans la banlieue de Buenos Aires.