Syrie : un millier de civils «exterminés» aux bombes chimiques

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Alors qu'une mission de l'Onu est arrivée dimanche en Syrie pour recueillir des preuves d'utilisation d'armes chimiques, des bombes de gaz neurotoxique ont tué plus de 1 200 personnes dans la nuit de mardi à mercredi, en banlieue de Damas. « Dans la mesure où les grandes puissances n’ont rien fait dès le départ, le régime se moque des lignes rouges et regarde jusqu’où il peut aller », constate un médecin sur place.

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« Le plus dur, c’était de voir ces regards tétanisés de peur, ceux des enfants, de leurs mères, un enfant de trois mois qui ne sait rien de ce régime, de l’opposition ni de quoi que ce soit. La peur et la terreur sont terribles ; à côté, la mort semble facile. » Majed est médecin au centre médical de Douma, dans la banlieue est de Damas, la Ghouta orientale. L’une des neuf zones touchées par une attaque de l'armée syrienne dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 août 2013.