«Brexit»: Cameron se retrouve dos au mur dans ses négociations avec l'Union européenne

Par Sebastien Martin

Le premier ministre britannique a présenté ses exigences dans le cadre des renégociations avec l’Europe. Des exigences pas si élevées, après tout. Alors, pour quoi faire ? La réponse relève de la seule politique intérieure.

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Londres, correspondance.- Aux Européens qui ont du mal à comprendre l’étrange jeu de David Cameron, un conseil : il faut décrypter l’attitude du premier ministre britannique uniquement à la lumière de sa politique intérieure. Son seul objectif est de remporter le référendum qu’il organise sur l’Union européenne (UE) et de conserver le Royaume-Uni au sein des Vingt-Huit. Il sait qu’en cas de défaite, il serait presque certainement forcé à démissionner. Sa survie politique est en jeu. Tout le reste est accessoire. C’est cette grille de lecture qu’il faut utiliser pour comprendre les demandes que David Cameron a présentées aux Européens mardi 10 novembre (son discours est ici, sa lettre à Donald Tusk ici) dans le cadre des fameuses « renégociations » qu’il veut mener avec l’UE.