Au Kosovo, la mission européenne Eulex accumule les échecs

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En sept ans d'existence, la mission européenne Eulex (1 milliard d'euros par an) n'aura fait aboutir aucune des grandes affaires de crimes de guerre imputés à l’ancienne guérilla de l’UÇK. Les ambassades occidentales et les services de renseignement font tout pour protéger Hashim Thaçi et le petit clan mafieux qui a mis en coupe réglée le Kosovo. Pourquoi une telle connivence ?

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Belgrade, Pristina, de notre envoyé spécial. C'est un nom qui revient souvent dans le scandale de corruption qui secoue la mission européenne Eulex depuis la fin 2014 (lire ici notre précédent article « La mission européenne Eulex est engloutie dans un scandale de corruption »). Il s'agit du procureur Jonathan Ratel, chef du Bureau spécial du procureur du Kosovo (Kosovo's Special Prosecution Office, SPRK). C'est lui qui a signifié sa mise à pied à sa collègue « lanceuse d’alerte » Maria Bamieh, qui avait découvert l'implication de plusieurs magistrats de la mission dans des systèmes de corruption.