Israël est confronté à un départ massif de ses universitaires

Par et

Un quart des universitaires israéliens ont quitté leur pays, en 2003 et 2004, pour partir enseigner aux Etats-Unis. Le manque de moyens et les bas salaires sont les principales raisons avancées. Mais Avraham Burg, ancien homme politique israélien, auteur du polémique Vaincre Hitler, explique aussi ce mouvement par la crise des valeurs de l'Etat hébreu. Entretien vidéo.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’est un rapport qui suscite beaucoup de débats en Israël : selon Dan Ben-David, chercheur en politiques publiques de l’université de Tel Aviv, 25% des universitaires israéliens ont quitté leur pays pour partir enseigner aux Etats-Unis. Intitulée « braindrained » (littéralement « vidé de ses cerveaux »), cette étude publiée par le Center of Economic Polity Research révèle qu’entre 2003 et 2004, Israël était le pays qui comptait le plus grand nombre d’universitaires nationaux partis travailler à l’étranger. L’immense majorité d’entre eux ont été recrutés aux Etats-Unis. Les disciplines les plus touchées par ce que le Jerusalem Post appelle un « exode académique » sont les sciences de l’informatique, l’économie (29% des économistes se sont exilés aux Etats-Unis) et la physique.