Les Iraniens parlent aux Européens pour toucher les Américains qui n’écoutent personne

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Le guide suprême iranien a posé sept demandes en réponse aux douze conditions du secrétaire d’État américain relatives au nucléaire iranien. Chacun campe sur ses positions pendant que les Européens essaient d’éviter les sanctions.

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C’est la réponse du berger à la bergère. Ou d’un ayatollah à l’autre. L’un qui possède le titre officiel, l’Iranien Ali Khamenei, l’autre qui se comporte comme tel, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo. Lundi 21 mai 2018, le chef de la diplomatie des États-Unis a prononcé un discours dictant douze conditions à l’Iran pour engager de nouvelles discussions sur le traité de Vienne dont les Américains se sont retirés. Mercredi 23 mai, le guide suprême iranien lui a répondu avec sept demandes, principalement adressées aux Européens pour maintenir le traité. Autant dire que les deux hommes communiquent à distance, mais sans se parler ni s’écouter.