Les agressions sexuelles de Cologne et Hambourg à l’épreuve de l’ère «post-vérité»

Par

Le profil de l’auteur présumé de l’attentat du 19 décembre à Berlin, dont la demande d’asile aurait été rejetée en juin, fait resurgir la polémique, incessante depuis les agressions de Cologne et de Hambourg il y a un an, sur les rapports entre réfugiés et criminalité. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Berlin, de notre correspondant.– « Ce crime n’est pas pire parce qu’il a été commis par un réfugié. Si cela avait été un Allemand, je n’aurais pas été moins horrifié », déclarait début décembre Dieter Salomon, le maire écologiste de Fribourg-en-Brisgau, en commentant l’arrestation du réfugié afghan Hussein K. Ce dernier est accusé d’avoir en octobre dernier violé et assassiné Maria L., une étudiante en médecine engagée dans le travail associatif en faveur du développement et des migrants. Au cours des derniers jours, la police allemande a aussi découvert qu’Hussein K. était un récidiviste. En effet, celui-ci a été condamné en 2013 en Grèce à dix ans de prison pour meurtre. Mais sa bonne conduite, ainsi qu’une loi d’amnistie votée pour désengorger les prisons, lui ont permis de rester seulement un an et demi derrière les barreaux. Il s'est ensuite rendu en Allemagne en 2015, où il est entré sans passeport, comme réfugié mineur non accompagné. Aujourd’hui, son âge est mis en doute : le jeune homme s’est déjà présenté aux autorités grecques comme mineur non accompagné de 17 ans… il y a trois ans.