Syrie: les pleurs du photographe

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Abdulmonam Eassa a photographié l’agonie de l’enclave rebelle de la Ghouta, assiégée par les forces loyalistes. Bombardements aveugles ou ciblant les hôpitaux, attaques au chlore et au napalm, famine… Il ne cache ni son désespoir ni son chagrin.

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Abdulmonam Eassa a commencé la photographie avec la guerre. C’est elle qui l’a fait devenir reporter. Avant, il étudiait au collège. Pourtant, c’est bien lui qui signe ces terribles images sur la vie des civils assiégés par l’armée syrienne dans l’enclave rebelle de la Ghouta orientale et dont il a partagé les épreuves pendant quatre ans. Les bombardements des hôpitaux, les attaques au chlore et au napalm, l’absence de médicaments, les privations et même la famine, le désespoir et la détresse absolue des habitants de cette région aux portes de Damas, il a tout photographié. Âgé de 24 ans, il vient d’arriver en France après sa fuite en Turquie et des mois de clandestinité à Istanbul.