Au Venezuela, l’opposition cherche la confrontation musicale

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L’opposition au président vénézuélien Nicolás Maduro se joue aussi sur la scène musicale. Le chavisme a longtemps pu compter sur l’engagement d’artistes à ses côtés. Aujourd’hui, le rapport de force se renverse.

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Il est 14 h 30 à Caracas, ce jeudi 19 septembre, quand le graphiste José Guillermo Mendoza est arrêté par la police nationale bolivarienne (PNB). Il s’apprêtait à remettre le matériel pour réaliser les jaquettes du CD que l’ONG de défense des droits humains Provea coproduit : Ministro: ¿Cuál es su trabajo ? Un extraño tributo al punk venezolano (« Ministre : quel est votre travail ? Un tribut étrange au punk vénézuélien »). Il est transféré à l’Hélicoïde, ce bâtiment aux allures de termitière qui fait office de centre de détention du service bolivarien du renseignement (Sebin). Les ONG lancent l’alerte, les réseaux sociaux s’affolent. José Guillermo Mendoza sera relâché le lendemain, un peu avant midi.